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Linger

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 1.5/5

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7 critiques: 1.32/5



Ordell Robbie 0.5 Plombé par un casting pas à la hauteur et des poncifs au kilomètre.
Xavier Chanoine 1.5 Her left eye sees ghosts...and it sucks
Anel 2.5
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Her left eye sees ghosts...and it sucks

Johnnie To s'autorise une petite pause romantique entre deux trois projets fous (TriangleMad Detective, The Sparrow qui traîne...) tous plus ou moins éloignés du thème de Linger, oeuvre très classique lorgnant du côté du fantastique et de la romance pure. Yan est une étudiante tout ce qu'il y a de plus normale, supporte Dong, un basketteur à succès auprès des filles. Quelque peu jalouse, une dispute éclate entre eux deux, Yan fini par s'enfuir en voiture et Dong se met à la poursuivre en moto. Malheureusement, en voulant savoir si Yan l'aimait, Dong ne fait pas attention à une camionnette qui lui barre la route et l'emmène percuter une voiture. Dong décède sur les lieux de l'accident, laissant Yan bien seule. Trois ans plus tard nous retrouvons Yan qui travaille pour un cabinet d'avocat, elle suit une thérapie auprès de son médecin qui lui prescrit des calmants puisqu'elle n'arrive visiblement pas à oublier l'accident ou du moins oublier l'amour qu'elle éprouvait pour Dong. Un beau soir, étendue sur son lit, elle pense avoir une hallucination lorsque le cadavre de Dong apparaît à ses côtés. De retour parmi les vivants, Dong n'a pas oublié ce qu'il s'était promis de savoir voilà trois ans déjà : est-ce que Yan l'aime? Avec un tel postulat de départ, il est évident que Johnnie To, à contrario de ses films calibrés pour un public amateur de fusillades et de règlements de compte, ne va pas se mettre tout le monde dans sa poche avec cette réalisation d'une mièvrerie assez hallucinante. Le fait que chaque scène soit accompagnée par la belle -mais pompeuse- musique de Guy Zerafa empêche le film de gagner en tension, ce qu'il perd finalement en réalisme. Combien de mélodrames réussissent à être touchants parce qu'ils visent juste et n'en font pas des tonnes? Linger c'est à peu près l'opposé de tout sentimentalisme touchant, Vic Zhou et Li BingBing assurant leur boulot de simples acteurs pour minettes tandis que Wong Yau-Nam cabotine à mort dans le rôle d'une petite crapule désireux d'aller plus loin avec Yan, laquelle refusera ses avances de minot.

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L'oeuvre de Johnnie To est aussi très linéaire, les apparitions de Dong se faisant de manière quasi synchronisées avec les moments où Yan peut souffler (sauf lorsqu'elle fait son jogging nocturne en compagnie de ses parents) et se résument au schéma boulot, pause, apparition à peine rendus plus dynamiques par la sous-intrigue avec le père de Dong offrant quelques beaux moments de souvenir mais ces moments sonnent bien trop creux pour jouer dans la cour des grands mélodrames. On sent la faible implication de Johnnie To dans ce projet dont l'écriture est confiée à Ivy Ho et il faut attendre le dernier quart d'heure pour trouver un quelconque intérêt au film : la correspondance des accidents de Dong et Wo est ainsi bien emmenée bien que recyclant déjà les vieilles recettes du mélodrame calculé, et si la présence de fantômes autres que celui de Dong apportent une dimension fantastique pas dégueu, leur utilisation est trop anecdotique, décorative pour prétendre à une réelle implication dans le projet. Il est aussi frustrant de sentir que Linger se termine en queue de poisson et de se dire que Johnnie To n'a semblé que mettre en scène un scénario tout préparé, sa mise en scène est certes de très belle facture, mais ne donne jamais corps à un produit formaté de bout en bout, sans le moindre intérêt. Une déception légitime bien que l'on n'attendait, en gros, rien d'un tel film. Même les curieux risquent de mal digérer le repas...



21 mars 2008
par Xavier Chanoine


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